Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 12:48

Que sont LES FABLIETTES ?


Les Fabliettes
sont des petits recueils d'une quinzaine de fables chacun sous forme de livrets. Chaque fable est illustrée par un petit dessin. A ce jour, sept livrets ont vu le jour: Fabliettes  1 à 6 et le dernier né AFRIQUE.
Elles sont destinées aux enfants 3 à 99 ans.


Mes Fabliettes sont en vente dans de nombreuses librairies au prix de 6,40 Euros ou directement en prenant contact avec moi même au 03.25.82.59.34.
 


Sur ce site, vous verrez dans la rubrique mes pages, tous les articles de presse consacrés à mes Fabliettes.

Par yolande ledin
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 12:38
Voici un petit florilège de mes Fabliettes pour que vous puissiez vous faire une idée. Je vous demanderai simplement de respecter mon travail et par conséquent de ne pas les copier.



Fabliettes


LOU LE BRUN D'HERBE

Je suis un brin d'herbe...
... seulement direz-vous ?

Avez-vous vu ma jolie robe verte,
ma souplesse,
lorsque je me couche au gré du vent,
et combien, de loin,
je brille au soleil ?

C'est vrai, tout seul,
si on n'y regarde bien,
je n'ai l'air de rien.

Mais si, par myriades,
nous parsemons le globe
d'espaces paisibles,
petits ou grands,
quelle merveille !

Et... quel régal pour tous
les mangeurs d'herbe...

Et si quelques fleurs
se mêlent à nous,
c'est un ravissement,
un déploiement de couleurs.

Alors... rien qu'un brin d'herbe ?



Fabliettes 2


DISCUSSION


-  Je suis une feuille,

- moi aussi,

-oui, mais moi,

je suis d’un joli jaune chaud,

- et moi d’un beau rouge foncé…

 

- le jaune, c’est plus joli,

- non, c’est le rouge,

- et que dîtes-vous du vert ?

c’est la couleur de l’espérance,

- le jaune c’est le soleil,

la lumière,

- le rouge,  l’amour.

… le ton montait.

 

C’est alors que le vieux hibou,

très sage, intervint :

- vous avez chacune raison,

mais dîtes-moi, que ferait-on

sans soleil,

sans amour,

sans espérance… ?

 

Et chacune des feuilles

de regarder les autres

et les trouver très belles.



Fabliettes 3


CONCLUSION

 

Tout seul,

dans son bocal,

Lilou, le poisson rouge,

ronchonne.

- j’en ai assez

de tourner en rond

sans horizon.

- plains-toi,

tu es nourri,

logé… quant à moi

il me faut, sans cesse,

chercher ma nourriture,

et de toit, point.

 

Qui ose ainsi

lui parler ?

C’est Yli, le papillon.

Du haut du bocal

il sourit à Lilou.

 

- mais toi, tu es libre

d’aller où bon

te semble,

sans contrainte.

Lilou s’étrangle de colère,

il ne comprend donc rien

ce papillon ?

- oui, je suis libre,

mais on me traque,

puis m’épingle dans une boite.

Et si mes ailes

on saisit,

adieu mes jolies couleurs,

adieu ma vie.

 

Lilou c’est calmé,

il réfléchit.

Somme toute,

rien alors

n’est tout noir

ou tout rose ?


  Fabliettes 4


BONJOUR

 

Minuscule chienne

Zivia, la joie de vivre,

a un cœur « gros comme ça ».

 

Quelque soit la personne

au loin repérée

elle s’élance…

 

Déçue si ignorée,

ravie lorqu’accueillie.

 

Elle ne demande rien,

juste un petit bonjour,

une caresse,

puis repart.

 

Un bonjour c’est peu et

…c’est tant !

 


  
 Fabliettes 5

 

JEU  OU... ?

 

Généreusement,

je distribue à mes chiens

leurs friandises préférées.

 

Ils se précipitent et mangent

sauf

Zivia, la toute petite, qui,

sans y toucher,

les amassent devant elle,

pour ensuite,

grognante et menaçante,

défendre ses droits que

… personne ne lui conteste !

 

D’aucuns, craignant perdre

leur statut,

ou voulant être reconnus,

se donnent ainsi

de l’importance.

 



Fabliettes 6

 

BRUITS

 

Plic, ploc, je suis un bruit,

crac,crac, moi aussi…

 

De partout ils viennent,

m’assaillent, m’étourdissent.

 

Ma tête sonne,

mes oreilles bourdonnent.

 

Ô joie du silence,

ô douceur du calme,

quand reviendrez-vous ?

 


 

 

Afrique

 

Et oui !

 

Koko, le perroquet gris,

aimait se percher

au haut du manguier

 

On lui disait et répétait

que, toujours à l’affût d’une proie,

Makasi, le grand rapace,

rodait dans le ciel.

 

Mais, insouciant, Koko riait :

« Il le verrait arriver,

se cacherait… »

 

Par une très chaude journée

sa vigilance se relâcha.

Lorsqu’il entendit, de Makasi,

le puissant battement d’ailes,

il était trop tard.

Déjà, solidement agrippé,

il était emporté.

Tristement il pensait…

si seulement

je les avais écouté.

 

Par yolande ledin
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